Assises du Centre Ville
Pour un Projet Alternatif pour Marseille en 2008.
La majorité municipale, la même qui gouverne le pays, les amis de Jean Claude Gaudin, bradent Marseille, son patrimoine et ses atouts afin d’en finir avec nous, le marseillais.
Le Marseille Populaire les gêne, les gens modestes, les salariés, les retraités, le plaisancier au « pointu », le patron pêcheur, le fonctionnaire, le petit commerçant, l’épicier, le bouliste…
Un procès d’intention ? Non ! Il suffit de regarder la collection des quotidiens nationaux : le Figaro et Libération. Madame Servent et Monsieur Valette, pour ne pas les citer, n’ont pas été tendres avec « les 400 000 pauvres de Marseille ». Vous le noterez, nous sommes nombreux dans leur calcul.
Dans le conflit sur l’implantation des horodateurs j’ai rencontré le même mépris. D’après nos édiles bien pensants, les opposants au stationnement payant étaient tous marginaux, pauvres ou des quartiers nord. Les nombreux manifestants du 7eme arrondissement se reconnaîtront !
Sur la braderie, les soldes du patrimoine public, quatre exemples (on peut en trouver d’autres) :
- Le terrain corderie : vendu ! Alors que la mairie manque de foncier dans l’arrondissement pour réaliser de l’habitat social ou des équipements publics ;
- La Zac des Catalans, les terrains du dépôt RTM : vendu ! Alors qu’il faudra un terminus au futur Tramway ? Et bien les habitants de la rue du Capitaine Dessemond apprécieront les nuisances ;
- L’Hôtel Dieu : vendu ! Un cadeau fait à l’hôtellerie de luxe ;
- La Joliette, réalisation sur le domaine maritime d’une dalle commerciale : le contribuable finance l’enfouissement de la passerelle et les promoteurs encaissent les plus values …
La ville de Marseille, a cédé en 5 ans, plus de 50 millions d’euros à des promoteurs pour des opérations spéculatives. Marseille devient ainsi, un immense terrain de profits juteux.
J.C. Gaudin, mène, depuis maintenant 11 ans, une politique de recomposition urbaine et sociale. Manque de logements sociaux, constructions d’appartements de haut-standing, l’habitat à Marseille ne répond plus aux besoins des marseillais et des marseillaises, mais vise à satisfaire les appétits financiers des promoteurs immobiliers et investisseurs privés.
Pour être moderne doit-on devenir comme Nice, Cannes ou Antibes, où le touriste prend le pas sur l’habitant et l’affairiste sur le commerçant ?
Dans la diversité sociale et économique notre ville, Marseille, peut jouer pleinement son rôle et sa fonction de capitale régionale, de Métropole Euro-méditerranéenne sans perdre son accent ou son âme de ville portuaire et populaire.
Gérer la ville autrement en 2008 c’est possible si dès maintenant un rassemblement se construit avec vous pour bâtir un autre Projet Alternatif pour Marseille.
Dans le premier secteur je vous invite à participer le (mettre date) aux deuxièmes assises du centre ville pour qu’ensemble nous élaborions des propositions pour un projet métropolitain pour nos quartiers de Marseille qui sont au cœur de la Métropole.
